Livre-Et puis s'en vont...


couverture du livre
Éditions Parenthèse, Marseille.
Disponible sur: amazon.fr, amazon.ca, fnac.fr.


Printemps 1981
Je ne suis pas encore photographe.
Mon désir du moment est de photographier par tous les moyens Georges Marchais.
Une idée en l’air, entre copains de lycée, mi-engagement politique, mi-gageure de potache.
Je sollicite un rendez-vous auprès du maire communiste de Gardanne qui me reçoit dans son bureau. Il comprend que je veux photographier le marché de sa ville.
Ma passion pour la politique débute donc par une incompréhension mutuelle.
Finalement, je verrai Georges Marchais d’assez loin lors d’un meeting au stade Vélodrome pour la campagne des élections présidentielles.

Printemps 2007
Je suis, depuis, devenu photographe de presse indépendant.
J’ai suivi dans l’objectif de mon appareil la vie politique française, à travers ses élections, les rencontres, les déplacements et j’ai regardé vieillir et passer les hommes et les femmes politiques dans le miroir subjectif de la commande de presse.
Ainsi, c’est l’histoire d’un quart de siècle qu’illustrent attitudes, combats, rassemblements, doutes, poses… de tous ceux qui s’en sont allés sous l’ombre des deux figures du commandeur, François Mitterrand et Jacques Chirac.
Ces reportages ont été des sujets d’un jour ou d’une décennie, portés par une actualité brûlante ou l’oubli vite installé qui caractérise si bien la pratique journalistique.
Et puis s’en vont… organes de presse, photographes, acteurs politiques…

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À la sortie de l’École des beaux-arts de Marseille, dans les années quatre-vingt, Éric Franceschi réalise une photo de son oie en open flash qui lui sert de tremplin photographique. Il s’ensuit une série de portraits d’animaux de la ferme exposée au Palais de Tokyo à Paris dans le cadre du prix des Moins Trente.
Après un prix Ilford et le prix des Rencontres d’Arles du festival Off, il intègre l’agence VU en 1988, où il enrichira son travail de reportage durant dix-huit ans.
Pour Libération, il photographie l’actualité et réalise des sujets magazine pour L’Humanité Dimanche, L’Express ou encore Télérama.
Depuis 2001, il se passionne pour le Nord de l’Europe à travers la littérature finlandaise et réalise un carnet de voyage inspiré des romans de Arto Paasilina.

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Dans le temps de l’exercice du pouvoir des deux figures du commandeur, François Mitterrand et Jacques Chirac, c’est l’histoire d’un quart de siècle de vie politique française qu’illustrent attitudes, combats, rassemblements, doutes, poses…
Dans son approche photographique, Éric Franceschi s’attache à « croquer » l’homme politique, quel que soit le type d’apparition publique, en cherchant à cerner les contours d’une relation aux citoyens toujours révélatrice.
Ainsi, à travers élections, meetings, rencontres, déplacements, autant de moments privilégiés d’observation, il a pu regarder vieillir et passer les hommes et les femmes politiques dans le miroir subjectif de la commande de presse.
Ces reportages ont été des sujets d’un jour ou d’une décennie, portés par une actualité brûlante vite oubliée.
Ici, le photographe s’attache à explorer l’environnement public immédiat et quotidien du représentant politique, jusque dans les moindres détails susceptibles d’éclairer les circonstances ou les personnalités.
Toujours sans complaisance, ce regard reste néanmoins lucide et sincère, ce qui permet de lire et de relire ces photographies comme autant de morceaux d’histoire.